• Le 03 avril 2020
    De 15:00 à 17:00
    Campus Tertre

Responsable: Maria Kihlstedt (LLING & MoDyco/Paris Nanterre)
Titre: La référence au passé en français L2 adulte et enfant: résultats comparatifs et perspectives

Lors de l’acquisition/apprentissage d’une langue étrangère/seconde, pouvoir se référer au temps passé est l’une des fonctions centrales qui s’avère vite nécessaire. La temporalité en français L2 a été largement explorée dans des études sur l’acquisition des langues (pour un résumé, voir par ex. Véronique 2009).

Dans cette présentation, je me pencherai sur la question de savoir comment les adultes, en l’occurrence des apprenants universitaires dits « avancés » du français et les enfants plurilingues, scolarisés en français L2 arrivent à établir des appariements forme/fonction opérationnels dans leurs références au temps passé, au sein de l’énoncé et au-delà, et m’interrogerai sur la signification de ces appariements du point de vue des étapes acquisitionnelles, du point de vue de la langue première (suédois et espagnol), du point de vue de l’âge et des contextes d’apprentissage. L’étude sur les adultes se focalise sur la quête des traits caractéristiques des stades avancés en L2 et se solde par l’établissement de 16 traits d’ordre formel, fonctionnel, interactionnels et discursifs où l’appropriation de l’imparfait et le maniement des plusieurs relations temporelles simultanément dans le discours constituent les dernières étapes de grammaticalisation.

Les comparaisons avec les enfants s’intéressent au rôle de l’âge (acquisition initiale bilingue versus bilinguisme successif (entamé vers 4 ans), au rôle de la capacité cognitive, aboutie chez les adultes mais en cours chez les enfants et, partant, l’influence du système temporel de la L1, bien ancré chez les adultes, mais en construction chez les enfants.

Je conclurai la présentation par les études entamées avec Cyrille Granget ainsi qu’un projet ANR bilatéral soumis pendant ma délégation.